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OpenClaw et Hermes Agent en entreprise

Les interdire ne marche pas. Les ignorer non plus. Voici comment les adopter sans ouvrir une faille.

De quoi on parle

OpenClaw et Hermes Agent sont deux agents IA personnels open source, tous deux sous licence MIT. Le premier se branche sur des messageries et exécute des tâches sur votre machine ou votre serveur ; le second est un runtime d'agent à mémoire continue, qui apprend de vos usages au fil du temps. Ce sont deux des projets les plus étoilés de GitHub, et nous suivons leurs métriques sur notre Radar plutôt que de les figer dans une page.

Nous ne sommes partenaires ni de l'un ni de l'autre, et nous ne promettons aucune fonctionnalité en leur nom : ces projets publient plusieurs versions par mois, et une liste de fonctions écrite aujourd'hui serait fausse dans six semaines. Ce guide porte sur ce qui ne change pas — la façon de les mettre en entreprise sans créer de brèche.

Il s'adresse à qui doit trancher : DSI, RSSI, DPO, direction générale. Pas à qui veut un tutoriel d'installation.

Ce que ces agents changent vraiment

Un assistant conversationnel classique répond. Un agent agit : il lit vos messages, ouvre vos documents, envoie des réponses, déclenche des actions dans d'autres outils. La différence n'est pas de degré, elle est de nature — et c'est elle qui déplace le risque.

Trois propriétés se cumulent ici et se cumulent rarement ailleurs. L'agent lit du contenu écrit par des tiers, donc il est exposé à des instructions cachées. Il agit à votre place, donc ses erreurs portent votre signature. Il se souvient, donc il accumule des données personnelles que personne n'a décidé de collecter.

Chacune est gérable seule. Ensemble, elles demandent une méthode — c'est l'objet de notre référentiel de durcissement.

Les trois questions à trancher avant d'installer

Où tourne-t-il ? Sur le poste d'un salarié, l'agent hérite de sa session, de ses accès et de ses secrets, et devient un point de pivot vers le réseau. Sur un serveur dédié que vous contrôlez, le périmètre se décide au lieu d'être hérité.

À quoi accède-t-il ? La réponse par défaut est « à tout ce que voit son utilisateur » — c'est-à-dire trop. Un compte de service dédié, avec des droits accordés dossier par dossier, transforme une question de confiance en question de configuration.

Qui valide quoi ? Lire est réversible ; envoyer, payer, publier et supprimer ne le sont pas. La frontière entre ce que l'agent fait seul et ce qu'il propose à un humain est la décision la plus structurante du déploiement — et la plus facile à repousser à plus tard.

OpenClaw ou Hermes Agent ?

La réponse honnête : cela dépend de l'usage, et le choix de la brique n'est pas ce qui fera échouer le projet. Les deux sont sous licence MIT, donc exploitables commercialement sans contrepartie ; les deux évoluent vite.

Là où le choix compte vraiment, c'est sur la mémoire. La mémoire continue de Hermes Agent est l'intérêt du produit — et la partie la plus sensible au RGPD : une mémoire qu'on ne sait pas fouiller est une mémoire qu'on ne sait pas purger, et le droit à l'effacement s'y applique comme ailleurs.

Notre position sur chacune, licence et gouvernance comprises, est publiée sur le Radar et mise à jour automatiquement — pas ici, où elle vieillirait.

Et si vos équipes l'ont déjà installé

C'est le cas le plus fréquent, et l'interdiction se retourne systématiquement : elle déplace l'usage hors de votre vue au lieu de le supprimer. C'est la même mécanique que l'IA utilisée en cachette, avec des droits en plus.

La séquence qui fonctionne : recenser ce qui tourne déjà et avec quels accès, remplacer les installations personnelles par un déploiement encadré, écrire la charte d'usage, puis former. Dans cet ordre — une charte publiée avant l'état des lieux ne décrit rien de réel.

Vous préférez le déployer encadré plutôt que de le découvrir installé ?

Voir l'assistant d'entreprise souverain